L'accès aux infos...



Vite...

Envie de Politique
autrement ?


Rejoignez le
MoDem
Mouvement Démocrate


Pour vous inscrire 
ou renouveler votre adhésion:
inscription

Tous concernés

HADOPI - Le Net en France : black-out



Promouvoir le mandat unique au Modem

Non cumul des mandats : Saisine de la Conférence Nationale du Modem

petition
Par Jacques Auxiette
Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 19:32
Source :Blog de Jacques Auxiette (Président, socialiste, de la Région Pays de la Loire), le 16 janvier 2010
La semaine dernière à Cholet, le Président de la République a tenu son discours des vœux aux forces vives. Ce discours m’a, par bien des aspects, profondément heurté. Je l’ai relu depuis, mais la distance que me donne cet exercice n’a pas amoindri ce sentiment ni les critiques que j’y porte.
La première partie du discours n’est qu’une entreprise d’autojustification et d’autosatisfaction sur toutes les mesures gouvernementales prises à différentes occasions. Il fait état du « volontarisme » présidentiel, le tout dans une grande cohérence idéologique. Même s’il essaye de faire croire le contraire en assénant à différentes reprises que « ce n’est pas une affaire d’idéologie ». Il n’y a pas d’autres solutions, c’est le seul modèle, etc. discours qu’on entend depuis toujours et qui nous envoie inexorablement dans le mur financier.
Mais les choses se gâtent encore dans la suite du discours.
Ce qui m’a le plus choqué, c’est d’abord l’affirmation erronée que c’est la taxe professionnelle qui conduit les entreprises à se délocaliser. S’il est exact que la taxe professionnelle nécessitait certains ajustements, dire que c’est à cause de la taxe professionnelle que les entreprises délocalisent est à la fois inexact et scandaleux. Rares sont les entrepreneurs que j’ai rencontré, en France ou à l’étranger, qui m’ont parlé de taxe professionnelle. Ils m’ont parlé d’infrastructures de communication, ils m’ont parlé de la qualité de l’outil de formation, il m’ont parlé de recherche, et pas de taxe professionnelle.
Autre propos scandaleux, la formule « une usine cela se délocalise, une collectivité locale non », toujours pour justifier la suppression de la taxe professionnelle. Cela montre de la part du Président de la République un profond mépris à l’égard des collectivités locales. Alors que celles-ci sont en première ligne pour lutter contre la crise et œuvrer pour le développement économique.
Je note ensuite un amalgame tout aussi scandaleux mais habituel tenant à faire croire que les collectivités locale seraient à l’origine du déficit de l’Etat. Il indique en effet qu’il réunira fin janvier une conférence sur le déficit public « pour aborder ces sujets avec les représentants de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales ». Or, les collectivités locales n’ont justement pas le droit au déficit et, de plus, elles ne peuvent payer leurs fonctionnaires avec l’emprunt, contrairement à l’Etat. L’emprunt des collectivités sert à construire des lycées, des routes, des voies de chemin de fer, des bâtiments pour les services publics. Les coûts de fonctionnement sont assurés sur le budget annuel. Si l’Etat pratique le surendettement pour lui, ce n’est pas le cas des collectivités, sauf rares exceptions.
Enfin, dernières inexactitudes lorsqu’il aborde la question de la réforme des collectivités territoriales. « Nous allons diminuer par deux le nombre d’élus », affirme le Président de la République. Lorsque l’on additionne les élus des cantons, au nombre de 203, et ceux du Conseil régional, 93, on obtient un total de 296, ce qui donne, divisé par deux, le nombre de 148. Alors que les d’élus locaux sont environ 25 000 dans notre région … Si l’on en retire 148, on est loin de la moitié !
Et Nicolas Sarkozy d’ajouter « Est-ce que franchement on a besoin d’élus départementaux et d’élus régionaux qui s’ignorent ? » Dernière marque de mépris. Lorsque se cumulent ainsi les attaques contre la taxe professionnelles, les élus et ailleurs les fonctionnaires, cela fait beaucoup. On obtient là un texte très populiste, devant plaire aux acteurs économiques censés n’être pas particulièrement favorables aux fonctionnaires et à la fiscalité. En théorie. Car dans les faits, ces représentants des forces vives sont conscients du fait que les collectivités locales sont à leurs côtés et leur permettent de relever les nombreux défis qui se posent à eux.
La semaine dernière à Cholet, le Président de la République a tenu son discours des vœux aux forces vives. Ce discours m’a, par bien des aspects, profondément heurté. Je l’ai relu depuis, mais la distance que me donne cet exercice n’a pas amoindri ce sentiment ni les critiques que j’y porte.
La première partie du discours n’est qu’une entreprise d’autojustification et d’autosatisfaction sur toutes les mesures gouvernementales prises à différentes occasions. Il fait état du « volontarisme » présidentiel, le tout dans une grande cohérence idéologique. Même s’il essaye de faire croire le contraire en assénant à différentes reprises que « ce n’est pas une affaire d’idéologie ». Il n’y a pas d’autres solutions, c’est le seul modèle, etc. discours qu’on entend depuis toujours et qui nous envoie inexorablement dans le mur financier.
Mais les choses se gâtent encore dans la suite du discours.
Ce qui m’a le plus choqué, c’est d’abord l’affirmation erronée que c’est la taxe professionnelle qui conduit les entreprises à se délocaliser. S’il est exact que la taxe professionnelle nécessitait certains ajustements, dire que c’est à cause de la taxe professionnelle que les entreprises délocalisent est à la fois inexact et scandaleux. Rares sont les entrepreneurs que j’ai rencontré, en France ou à l’étranger, qui m’ont parlé de taxe professionnelle. Ils m’ont parlé d’infrastructures de communication, ils m’ont parlé de la qualité de l’outil de formation, il m’ont parlé de recherche, et pas de taxe professionnelle.
Autre propos scandaleux, la formule « une usine cela se délocalise, une collectivité locale non », toujours pour justifier la suppression de la taxe professionnelle. Cela montre de la part du Président de la République un profond mépris à l’égard des collectivités locales. Alors que celles-ci sont en première ligne pour lutter contre la crise et œuvrer pour le développement économique.
Je note ensuite un amalgame tout aussi scandaleux mais habituel tenant à faire croire que les collectivités locale seraient à l’origine du déficit de l’Etat. Il indique en effet qu’il réunira fin janvier une conférence sur le déficit public « pour aborder ces sujets avec les représentants de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales ». Or, les collectivités locales n’ont justement pas le droit au déficit et, de plus, elles ne peuvent payer leurs fonctionnaires avec l’emprunt, contrairement à l’Etat. L’emprunt des collectivités sert à construire des lycées, des routes, des voies de chemin de fer, des bâtiments pour les services publics. Les coûts de fonctionnement sont assurés sur le budget annuel. Si l’Etat pratique le surendettement pour lui, ce n’est pas le cas des collectivités, sauf rares exceptions.
Enfin, dernières inexactitudes lorsqu’il aborde la question de la réforme des collectivités territoriales. « Nous allons diminuer par deux le nombre d’élus », affirme le Président de la République. Lorsque l’on additionne les élus des cantons, au nombre de 203, et ceux du Conseil régional, 93, on obtient un total de 296, ce qui donne, divisé par deux, le nombre de 148. Alors que les d’élus locaux sont environ 25 000 dans notre région … Si l’on en retire 148, on est loin de la moitié !
Et Nicolas Sarkozy d’ajouter « Est-ce que franchement on a besoin d’élus départementaux et d’élus régionaux qui s’ignorent ? » Dernière marque de mépris. Lorsque se cumulent ainsi les attaques contre la taxe professionnelles, les élus et ailleurs les fonctionnaires, cela fait beaucoup. On obtient là un texte très populiste, devant plaire aux acteurs économiques censés n’être pas particulièrement favorables aux fonctionnaires et à la fiscalité. En théorie. Car dans les faits, ces représentants des forces vives sont conscients du fait que les collectivités locales sont à leurs côtés et leur permettent de relever les nombreux défis qui se posent à eux.

 

La semaine dernière à Cholet, le Président de la République a tenu son discours des vœux aux forces vives. Ce discours m’a, par bien des aspects, profondément heurté. Je l’ai relu depuis, mais la distance que me donne cet exercice n’a pas amoindri ce sentiment ni les critiques que j’y porte.

 

La première partie du discours n’est qu’une entreprise d’autojustification et d’autosatisfaction sur toutes les mesures gouvernementales prises à différentes occasions. Il fait état du « volontarisme » présidentiel, le tout dans une grande cohérence idéologique : le llibéralisme pur et dur. Même s’il essaye de faire croire le contraire en assénant à différentes reprises que « ce n’est pas une affaire d’idéologie ».  L’expérience m’a appris que lorsqu’on se justifie ainsi, c’est justement qu’il y a d’autres façons de faire et qu’au contraire c’est une pure démarche idéologique qu’on essaye de justifier.

 

Mais les choses se gâtent encore dans la suite du discours.

Ce qui m’a le plus choqué, c’est d’abord l’affirmation erronée que c’est la taxe professionnelle qui conduit les entreprises à se délocaliser. S’il est exact que la taxe professionnelle nécessitait certains ajustements, dire que c’est à cause de la taxe professionnelle que les entreprises délocalisent est à la fois inexact et scandaleux. Rares sont les entrepreneurs que j’ai rencontré, en France ou à l’étranger, qui m’ont parlé de taxe professionnelle. Ils m’ont parlé de l’existence d’infrastructures de communication, ils m’ont parlé de la qualité de l’outil de formation, il m’ont parlé de recherche, mais pas de taxe professionnelle. Peut être ne voyons nous pas les mêmes entrepreneurs. A la Région, ce sont essentiellement des PME et des entreprises industrielles, pas des grandes holdings à la recherche de profits spectaculaires après s’être bâtis sur les contrats publics.

 

Autre propos scandaleux, la formule « une usine cela se délocalise, une collectivité locale non », toujours pour justifier la suppression de la taxe professionnelle. Cela montre de la part du Président de la République un profond mépris à l’égard des collectivités locales. Alors que celles-ci sont en première ligne pour lutter contre la crise et œuvrer pour le développement économique.

 

Je note ensuite un amalgame tout aussi scandaleux mais habituel tenant à faire croire que les collectivités locale seraient à l’origine du déficit de l’Etat. Il indique en effet qu’il réunira fin janvier une conférence sur le déficit public « pour aborder ces sujets avec les représentants de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales ». Or, les collectivités locales n’ont justement pas le droit au déficit et, de plus, elles ne peuvent payer leurs fonctionnaires avec l’emprunt, contrairement à l’Etat. L’emprunt des collectivités sert à construire des lycées, des routes, des voies de chemin de fer, des bâtiments pour les services publics. Les coûts de fonctionnement sont assurés sur le budget annuel. Si l’Etat pratique le surendettement pour lui, ce n’est pas le cas des collectivités, sauf rares exceptions.


Enfin, dernières inexactitudes lorsqu’il aborde la question de la réforme des collectivités territoriales. « Nous allons diminuer par deux le nombre d’élus », affirme le Président de la République. Lorsque l’on additionne les élus des cantons, au nombre de 203, et ceux du Conseil régional, 93, on obtient un total de 296, ce qui donne, divisé par deux, le nombre de 148. Les d’élus locaux sont environ 25 000 dans notre région … Si l’on en retire 148, on est loin de les avoir divisés par deux. Ce sont bien les Régions qu’on cherche à diminuer.  Ce tour de passe passe ne convainc personne.


Et Nicolas Sarkozy d’ajouter « Est-ce que franchement on a besoin d’élus départementaux et d’élus régionaux qui s’ignorent ? » Dernière marque de mépris. Lorsque se cumulent ainsi les attaques contre la taxe professionnelles, les élus et ailleurs les fonctionnaires, cela fait beaucoup. On obtient là un texte très populiste, devant plaire aux acteurs économiques censés n’être pas particulièrement favorables aux fonctionnaires et à la fiscalité. En théorie. Car dans les faits, ces représentants des forces vives sont conscients du fait que les collectivités locales sont à leurs côtés et leur permettent de relever les nombreux défis qui se posent à eux.

Publié dans : Économie - Communauté : Mouvement Democrate - Recommander
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Nous, les démocrates

Des primaires pour l'investitures des candidats aux régionales de 2010

Plusieurs semaines après que les adhérents de l’UMP ont désigné leurs têtes de listes pour les élections régionales de 2010, le Mouvement Démocrate n’a pas encore défini les modalités d’investitures de ses futurs candidats. Si les statuts de notre parti prévoient une « consultation » des adhérents, rien n’oblige les instances nationales à opter pour l’organisation d’élections primaires.

En tant qu’adhérents et militants du MoDem, nous avons le devoir de défendre les valeurs démocratiques et républicaines qui font de notre parti l’un des piliers de la vie politique française.

Nous qui aspirons à une société au sein de laquelle les individus pourraient enfin agir en citoyens responsables, exprimons auprès des instances nationales notre volonté de désigner, à la suite d’une campagne interne, nos candidats aux élections régionales de 2010.

Engagement pris par l'adhérent:
Je me déclare favorable à l’organisation de primaires démocrates en vue des élections régionales de 2010. Ce parrainage signifie, en vertu de l'article 3.a du règlement intérieur national du MoDem, que je souhaite qu’une nouvelle commission d’étude soit mise en place avant cette échéance électorale. Celle-ci permettra de déterminer quelles modalités d’investitures refléteraient le mieux les principes démocratiques mis en exergue par la Charte des Valeurs du Mouvement Démocrate.

MANIFESTE DES TROIS CENTS

Rechercher sur ce blog

Liens démocrates et audois...

Blog du MoDem de l'Aude

Languedoc-Roussillon

de l'Aude





e-democrates ,
la plateforme MoDem

Têtes de Démocrates

  • Laurent Posocco

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés